Acheter une machine à café Nespresso, ou pas ?

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Acheter une machine à café Nespresso, ou pas ?

Je crois que l’idée d’acheter une machine à café Nespresso nous a tous déjà effleuré l’esprit. Certains ont « flanché », tandis que d’autres, comme moi, n’ont jamais « osé ». Pourquoi ? Tout le monde a ces propres raisons, mais moi, j’en avais principalement deux :

  • J’avais des préjugés face à Nespresso (filiale de la multinationale Nestlé, qualité du produit, côté environnemental) ;
  • Le coût du café, frôlant le dollar de la capsule.

 

Suite à un bel avant-midi caféiné, qui se déroulait au nouveau concept-boutique Nespresso à Montréal, je dois dire que j’ai beaucoup appris sur les cafés Nespresso… D’où l’idée d’écrire ce billet, dont mon objectif n’est pas de vous vendre une machine Nespresso, mais de simplement partager quelques mythes et réalités entourant cette entreprise, ainsi que mes bémols personnels.

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MYTHE #1 – Les capsules ne sont pas recyclables.

 

Réalité :

Les capsules sont 100% recyclables, puisqu’elles sont fabriquées à partir d’aluminium (provenant d’ailleurs de Rio Tinto au Saguenay). À vraie dire, c’est en 1991 — soit 5 ans après la fondation de Nespresso —, que la compagnie a lancé son premier programme de recyclage.

 

Bémol : Je suis d’accord, dans le passé, l’effort de la part des consommateurs était énorme pour recycler les capsules, puisqu’ils devaient se rendre directement en boutique pour les redonner. Mais, aujourd’hui, tout le monde peut recycler les capsules à la maison.

 

MYTHE #2 — Acheter du café Nespresso n’est pas « écologique ».

 

Réalité :

J’étais le premier à penser ça ; il peut sembler logique qu’un produit à usage unique laisse une trace de carbone supérieur à toute autre manière de prendre son café. Mais, c’est faux. L’empreinte de CO2 pour l’utilisation d’une capsule non recyclée est de 198g, tandis que pour un café filtre, 330g. (Pensons à l’utilisation de la cafetière que nous laissons allumer trop longtemps, le restant de café du matin que l’on jette, etc.)

Le fait d’une utilisation unique permet une optimisation énergivore optimale.

 

Bémol : Cela dit, je n’ai pas les statistiques de l’empreinte de CO2 pour une machine expresso, ou encore un filtre manuel (aéropress, chemex, V60…).

 

MYTHE #3 – Le café Nespresso n’est pas de bonne qualité.

 

Réalité :

Depuis 2003, Nespresso a lancé le programme AAA, en alliance avec Rainforest Alliance et Fair-Trades pour une qualité et un développement durable. Avec ce programme, ils travaillent étroitement avec les fermes afin d’améliorer les procédures environnementales (productivité, procédés, qualité), mais aussi au niveau socioéconomique et humain.

Aussi, du fait que les capsules sont en aluminium, cela permet une conservation de fraîcheur optimale, jusqu’à utilisation.

 

Bémol : Bien que j’applaudisse ces efforts, rien ne peut battre la fraîcheur et la qualité du café des microtorréfacteurs d’ici et d’ailleurs, qui, en allant directement sur le terrain choisir les plantations, leur permet d’avoir un contrôle qualité de la cueillette jusqu’à votre tasse.

 

MYTHE #4 – Nespresso utilise trop de matériel (suremballage).

Réalité :

Oui, il y a quand même un suremballage des produits… Mais depuis 2019, ils ont diminué leur packaging, en utilisant 40% moins de cartons qu’avant.

 

MYTHE #5 – Le marc de café est enfoui et ne sert à rien.

 

Réalité :

Une partie du marc de café est utilisé en tant que fertilisant sur des fermes locales. Nespresso est également processus de développer un système afin que le marc soit transformé en énergie verte. D’ailleurs, dans la nouvelle boutique à Montréal, les comptoirs sont fait à partir de marc de café. Intéressant !

 

Mais le goût, lui ?

En toute honnêteté — et venant de la part d’un grand amateur de café —, le café Nespresso est bien bon. Je le répète, non, ça ne bat pas mon filtre manuel, mon américano ou mon macchiato, que je prends quotidiennement dans l’un de mes cafés indépendants de troisième vague favoris. Est-ce que ça bat un filtre manuel ou un expresso réalisé par un amateur aguerri à la maison ? Probablement pas. Est-ce que ça bat un filtre manuel ou un expresso réalisé par monsieur madame Tout-le-Monde qui fait de son mieux pour faire un bon café, mais qui, dû au manque de connaissances et de techniques, ne parvient jamais à un résultat optimal ? Oui.

Je ne juge personne ici, mais je ne fais qu’exprimer la réalité. Parce que plus j’en apprends à propos du café, moins j’en sais. Et si comme moi, vous n’êtes pas du genre à sortir votre balance pour chaque tasse de café que vous faites afin de rendre honneur aux bons grains de café que vous prenez la peine de choisir avec soin dans votre coffee shop favori, Nespresso peut être une belle porte de sortie. Aussi, on va se le dire, un café prêt en 30 secondes avec un résultat constant, c’est bien apprécié — surtout pour les matins pressés.

 

Tout ça a un prix

C’est bien beau tout ça… Mais combien coûte une tasse de café Nespresso ?

  • Prix moyen d’une capsule de machine Nespresso Virtuo (5 formats de café différents, allant d’expresso à américano) : environ 1$.
  • Prix moyen d’une capsule de machine Original (expresso et allongé seulement) : environ 0,80$.

Quand même pas donné…

 

Et Nestlé dans tout ça…

Je pourrais commencer à énumérer les bons coups et les mauvais de cette multinationale, mais ce n’est pas mon objectif ici. Tout le monde a sa propre opinion de Nestlé, de là à boycotter tous les produits sous son emprise – de la KitKat jusqu’aux produits de beauté Vichy, Garnier ou Biotherm, en passant par l’eau Perrier, la crème glacée Parlour, la pizza Delissio et même la nourriture pour animaux Purina ou Beneful… Cela dit, voici ce que la directrice marketing avait à dire à ce sujet : « Oui, on fait partie de Nestlé, mais nous sommes une entreprise à part entière et complètement indépendante dans nos activités concernant nos efforts déployés afin d’offrir un produit de qualité supérieure, mais aussi regardant nos programmes environnementaux. »

À vous de juger.

Bon café !

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Je n’ai pas été payé par Nespresso pour écrire ce texte et que tout ce que vous allez lire reflète mon opinion et basé sur ce qu’il m’a été appris lors de l’inauguration du nouveau concept-boutique Nespresso à Montréal. Ce billet n’est pas commandité.

2 Commentaires
  • Olivier Bilodeau
    Publié le 21:09h, 15 mai Répondre

    Le meilleur café et moins dispendieux c’est un café filtre ou pour over. On peux aussi faire son cappuccino avec une bonne machine petite appareil italienne à mettre sur un réchaud.

    • Tommy Dion
      Publié le 12:29h, 16 mai Répondre

      Tout à fait d’accord avec vous concernant le filtre ou pour over ! Mais encore une fois, pour faire un vrai bon café à cafetière italienne ou espresso, ça prend des connaissances et des techniques. Surtout pour la cafetière à l’italienne, qui est certainement l’appareil la plus difficile à maîtriser !

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