Les meilleurs smash burgers de Montréal

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Les meilleurs smash burgers de Montréal

Le fameux smash burger. Un hamburger avec une (ou quelques) boulette aplatie — à savoir bien écrasée —, une sauce maison (très important), parfois garni d’une feuille de laitue iceberg (qui doit être fraîche et craquante) ou d’une tranche de tomate. Le tout, renfermé à l’intérieur d’un moelleux pain au patate à la surface interne à peine grillée et encore chaud.

D’apparence si simple, mais beaucoup plus technique que l’on pense ; si mal exécuté, ce monument de la gastronomie américaine peut rapidement passer d’incroyable à incroyablement sec et dépourvu de toute texture.

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Le smash, beaucoup plus technique que l'on pense !
L’exécution du smash burger

 

D’une part, cette exécution réside dans la formation de la boulette avant qu’elle soit smashé. Ensuite, il y a l’action du smash, puis l’importance de l’assemblage et de l’emballage.

Crue, chaque boulette doit être optimalement entre 60 grammes et 90 grammes. Plus petite, elle se détériore ; plus grosse, elle ne croustillera pas.

Une fois sur la plancha non cannelée, la boulette doit être smashé une seule fois, avec une spatule ou un autre instrument plat et lourd de préférence. C’est lors du premier smash que le jus se dirigera aux extrémités, puis grâce à la réaction de Maillard, caramélisera. Si on le smash une deuxième fois, le jus quittera la boulette. Pas de jus = pas de caramélisation et boulette sèche.

La boulette doit être tournée une seule fois (c’est d’ailleurs la seule manipulation qui doit être faite) : c’est après le flip que l’on dépose la tranche de fromage, la seconde boulette, ainsi que les garnitures.

Enfin, on ne doit pas sous-estimer l’emballage du burger. Il doit être bien emballé à l’intérieur d’un papier qui conserve la chaleur et qui créera un effet de steam, en plus de limiter tout dégât. Le jus et la sauce s’accumuleront au fond du papier et non sur vos souliers.

Enfin, un bon smash doit se manger facilement à une main, en marchant. La succession de bouchées doit être aussi savoureuse et satisfaisante les unes après les autres, jusqu’à la toute dernière qui aura accumulé l’excédent de sauce : l’ultime bouchée fondante.

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Mitch de Mange dans mon Hood connait toutes les subtilités du smash, et ça parait.
Un savant amalgame de textures
 

La paroi externe caramélisée de la boulette doit être craquante, pour laisser rapidement place au côté fondant et juteux de la viande et des garnitures minimalistes. Une fois en bouche, la sauce maison doit s’émulsifier parfaitement avec le gras de la viande pour procurer un sentiment de richesse et de sapidité absolu.

Lors de ma conquête des meilleurs smash burgers de la ville, je me suis rendu compte que le fléau premier est la constance. C’est là qu’on s’aperçoit que la réalisation d’un sandwich parfait est plus complexe que l’on peut penser !

Voici les restaurants où j’ai mis la main sur les meilleurs smash burgers de Montréal. Le prix est basé sur le hamburger ou le cheeseburger simple.

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L'hamburger,toujours avec 2 galettes
Les meilleurs smash burgers de Montréal

 

L’Hamburger

À mon goût personnel, c’est ici que l’on retrouve le meilleur smash à Montréal. La clé ? La simplicité et la constance. Chaque hamburger est servi avec laitue, oignons, cornichon et sauce secrète, à l’intérieur du fameux Martin’s Potato Rolls (le meilleur !). Ici, l’hamburger simple contient deux fines et craquantes boulettes de 65 grammes chaque, ce qui rend le ratio boulette/garniture/pain simplement parfait. Les puristes le prendront sans aucune garniture : moi par contre, c’est all dressed !

  • Niveau de croustillance de la boulette : 9,2/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 9,2
  • Prix : Hamburger (7,20$), cheeseburger (7,85$)
  • https://www.lhamburger.ca
  • 955 rue Sainte-Zotique Est, Montréal (Rosemont-La-Petite-Patrie)
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L'hamburger, pour la précision de l'exécution et la stabilité
Chez Simon Cantine Urbaine

À moins d’en faire la demande, ici, tous les burgers sont servis avec fromage. Avec sa boulette de 100 grammes, le smash plain, agrémenté de cheddar américain, de sauce maison et un pain au patate, est le meilleur marché en ville (6,50$). Pour goûter le produit brut, j’ai forcément opté pour le plain (double !) au lieu du smash signature, celui-ci de loin le meilleur vendeur (servi avec capicollo, cheddar, oignons caramélisés, cornichons et sauce maison).

On est clairement dans la gourmandise et dans le purisme ; aucune laitue et/ou tomate ne viendront ajouter ce petit craquant ou cette acidité : juste du big bold flavour. Maintenant, à la question : « 100 grammes la boulette, est-ce trop pour développer l’aspect crispyness aux extrémités ? » La réponse est oui, mais… Limite ! Malgré tout, le goût umami est bien présent — tout comme la saveur de la viande, qui me confirme qu’elle est de qualité.

Je dois aussi ajouter que c’est celui de Chez Simon qui remporte la palme du meilleur rapport qualité/quantité/prix.

  • Niveau de croustillance de la boulette : 8,3/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 8,9/10 – Je pourrais ajouter un 0,5 point supplémentaire pour l’originalité des recettes !
  • Prix : Cheeseburger (6,50$), smash burger signature (8,50$)
  • https://www.facebook.com/chezsimoncantineurbaine/
  • 8517 rue Hochelaga, Montréal (Tétraultville)
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Le plus costaud des burgers Chez Simon Cantine Urbaine
Chez Tousignant

Le burger du trio Stefano Faita, Michele Forgione et Yann Turcotte est un autre incontournable en ville. Même s’il manque un tout petit peu de constance, je dois admettre que c’est probablement le plus artisanal : il est le seul du lot à offrir un pain au patate fait maison. Le burger est servi avec laitue, tomate, cornichons, oignons et sauce maison. À mon goût personnel, je trouve la sauce maison un peu trop sucrée : pour compenser, on doit opter pour le double et ainsi avoir un ratio optimal des ingrédients, ou encore, prendre le spécial Tousignant avec jambon fumé à l’érable maison.

  • Niveau de croustillance de la boulette : 8,5/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 8,8/10
  • Prix : Hamburger (8,25$), cheeseburger (9,50$), double (13,50$)
  • https://cheztousignant.com
  • 6956 rue Drolet, Montréal (Petite-Italie)
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Chez Tousignant, on opte pour le double !
Uniburger

Au Uniburger, chaque burger est servi avec laitue, tomate et sauce maison, auquel il est possible d’ajouter sans frais des oignons, cornichons et quelques piments forts (toujours dans le très bon Martin’s Potato Rolls). Après avoir dégusté quelques uniburgers de différentes adresses, je suis en mesure de faire ces deux constats : 1 – agréablement surpris de la constance et 2 — le « simple » ne vaut pas la peine, car les autres ingrédients prennent trop le dessus sur la petite galette. Lors de mes visites, la viande était bien assaisonnée et très croustillante aux extrémités. Cela dit, pour une dégustation optimale, on doit clairement prendre de double.

Notons toutefois que c’est le plus cher en ville (en termes de quantité/prix).

Point boni pour l’emballage.

  • Niveau de croustillance de la boulette : 8,7/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 8,2/10
  • Prix : Hamburger (7$), cheeseburger (7,50$), double (11$)
  • https://www.uniburger.com/accueil
  • 8 adresses à Montréal
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Belle exécution de Uniburger. Le choix d'un double est primordial.
Le Petit Vibe

Le Petit Vibe est un casse-croûte d’influence nord-américaine, mais aux saveurs des Philippines. On pense sandwich au poulet frit, birria tacos, ailes de poulet et… smash burger !

Lors de ma visite, j’inspectais d’un œil très attentif la technique utilisée, puis l’exécution du burger. Si bien que la technique était quasiment parfaite, ce n’était pas le cas pour l’exécution : la galette de bœuf n’était pas assez smashé, puis la cuisson beaucoup trop longue. Résultat, je me suis retrouvé avec un burger à mi-chemin entre une version classique et un smash, avec une galette surcuite sèche et coriace. Dommage, car l’ensemble des saveurs, notamment avec la sauce maison et la salade de papayes, étaient bien au rendez-vous.

Ce burger est également le plus dispendieux, mais sachez qu’il est servi avec des tater tots (croquettes de pommes de terre râpées puis frites) bien satisfaisants.

  • Niveau de croustillance de la boulette : 5,8/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 6,9/10
  • Prix : 15$, incluant un à-côté de tater tots
  • https://www.instagram.com/restaurantlepetitvibe/
  • Le Central (30 rue Sainte-Catherine Ouest), Quartier des Spectacles
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Exécution ratée de la galette lors de ma visite au Petit Vibe
Mange dans mon Hood

Bien que ce projet de la flamboyante équipe derrière La Belle Tonki n’ait pas encore vu officiellement le jour, ils nous ont tout de même mis l’eau à la bouche avec quelques apparitions éphémères.

Né dans l’idée de refaire surface les bons souvenirs d’enfance de « Mitch et Mitch » — les 2 propriétaires —, on y déguste de succulents smash burger et d’extraordinaires frites cuites dans le gras de bœuf.

On voit que les gars se sont bien entraînés et connaissent les rudiments d’un bon smash. La boulette craque, elle est bien assaisonnée, les garnitures se font juste assez subtiles, et la sauce maison ajoute une belle acidité et sucrosité qui font saliver. Même l’emballage est maîtrisé !

Un point supplémentaire pour le oomph : un petit sachet de deux piments marinés. On croque, on prend une bouchée du burger, et c’est la perfection !

Mange dans mon Hood sera situé dans l’ancien local de La Belle Tonkinoise, sur la rue Jean-Talon Est. Suivez leurs activités sur leur compte Instagram.

  • Niveau de croustillance de la boulette : 8,5/10
  • L’ensemble de l’œuvre : 9,1/10
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Mange dans mon hood lors d'un événement pop-up
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