Le Club Chasse et Pêche, institution du Vieux-Montréal, assure encore une fois

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Le Club Chasse et Pêche, institution du Vieux-Montréal, assure encore une fois

Cela faisait plus d’un mois que mon document « Critique Club Chasse et Pêche » était créé. Je l’ouvrais plusieurs fois par semaine, en espérant d’avoir les bons mots pour décrire cette institution du Vieux-Montréal, qui ne vieillit pas.

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Pour votre information, je n’ai toujours pas trouvé.

 

Vous savez, ce genre de restaurant qui sont ancrés là, qui font partie du décor depuis tellement longtemps, mais dont nous n’oublions jamais leur existence.

Ce genre de restaurant que l’on ne visite pas toutes les semaines — ni tous les mois —, mais qui refait surface chaque fois que l’on décide de se payer une soirée.

Ce genre de restaurant dont on sait que même si un, deux ou trois « bruns » seront investis, chaque sou en aura valu la peine.

Oui, ce genre de valeur sure, qui se distingue par sa constance en cuisine avec des plats qui traversent le temps avec panache, toujours aussi bien exécuté — sinon plus que le jour 1.

Ce genre de restaurant qui ne « surf » pas avec un chef vedette, des plats « trendy » ou un décor « instagrammable ».

Enfin, ce genre de restaurant qui est géré tellement de manière professionnelle que ça se reflète de l’entrée, jusqu’à la sortie du restaurant.

Rapidement, ce nombre de restaurants ne dépasse pas les doigts de mes deux mains : le Tuck Shop, Chez Sophie, Damas, Moishe’s, Ferreira Café, Milos et bien certainement le Club Chasse et Pêche, sont les premiers qui me viennent en tête. J’ajouterais même Le Filet et Le Serpent, deux autres excellents restaurants appartenant aux mêmes propriétaires.

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Les pétoncles, un classique depuis toujours au Club

Revenons sur ce dernier. Cette tanière, bien enracinée depuis 2005 sur ce tronçon de rue ne faisant même pas 100 mètres, nous a considérablement charmées. Nous, puisque j’y étais avec une personne de choix qui d’ailleurs a beaucoup de goût ; ma mère. L’accueil, le service, les plats « classiques du Club » et même ceux à l’ardoise cette soirée-là, ont largement comblé mes attentes : parce que je dois dire qu’elles étaient bien élevées.

Chaudement recommandé par notre charmante hôtesse, nous optons pour le menu dégustation 5 services, laissant carte blanche au chef qui saura marier classiques de la maison, avec quelques créations du moment.

Les classiques d’abord : pétoncles poêlés et ris de veau. Deux entrées phares du Club Chasse et Pêche, figurant sur le menu depuis le tout début. Et pour cause. Éloge de la simplicité pour les mollusques, parfaitement grillés à l’unilatéral, déposés sur une délicate purée de fenouil, puis garnis d’une légère crème citronnée. Rien de plus, rien de moins. Le pétoncle craque et fond, les papilles sont titillées par la douce acidité du citron confit. Du bonheur.

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Ris de veau, un incontournable du Club

Si légèreté et simplicité décrivent à perfection les pétoncles, je qualifierais de complexe et gourmand le plat de ris de veau. D’abord, j’ai eu droit au meilleur ris de veau de ma vie. La panure fine, craquante et parfaitement assaisonnée laisse place à une noix incroyablement fondante. Cette soirée-là, il était accompagné d’un rutabaga fondant, de bourgots et d’une sauce gribiche, dont le chef n’a pas eu la main morte sur les cornichons, qui prenaient malheureusement un peu trop d’emprise sur le plat.

La morue, l’arrivage du jour, était accompagnée de chou romanesco, de croquettes de pommes de terre, d’une sauce béarnaise en siphon et de bacon. Bon et gourmand certes, mais riche et un peu trop lourd ! D’entrée de jeu, la morue étant déjà un poisson gras n’avait pas besoin d’une panure supplémentaire… D’autant plus qu’elle nageait dans une sauce à base de beurre et de jaunes d’œufs, sur laquelle on a ajouté du bacon. Et les croquettes de pommes de terre frites en plus, c’est du costaud ! Mais, avec l’hiver qui cogne et emmenant avec lui ses soirées glaciales, ce plat réchauffe comme il se doit.

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Délicieuse, mais costaude morue

Dernier plat salé de la soirée, un onglet de bœuf wagyu déposé sur un incroyable orgetto aux champignons et garni d’oignons cipollini fondants. Bien que ce plat puisse sembler (encore une fois) costaud, l’équilibre gustatif qui régnait le rendait absolument divin et d’une plaisance absolue à déguster.

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Le plat de la soirée : onglet de Wagyu et orgetto.

Place aux desserts, ce moment où la gourmandise a pris le dessus avec les créations de la talentueuse chef pâtissière Masami Waki.

D’abord Les Strates, à savoir un parfait au sirop d’érable étagé de craquants au chocolat et servi avec une compotée de petits fruits. Quelle douceur et délicatesse ; chaque bouchée est un petit plaisir.

Le second, intitulé La Bombe, se veut une tartelette fine au caramel et chocolat au lait plaira clairement aux dents sucrées. Le sorbet au chocolat noir qui l’accompagne, par contre, je serais bien reparti avec un pot… Ma mère m’en parle encore.

 

À noter que l’on peut maintenant déguster quelques plats emblématiques du Club Chasse et Pêche au Timeout Market Montréal.

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Les desserts, signés Masami Waki

Club Chasse et Pêche

 

Aux commandes de la cuisine : Claude Pelletier et Mélanie Blouin au salé, Masami Waki au sucré

On s’en tire pour combien : Pour 100$ par personne incluant les taxes et le service, il y a de quoi avoir beaucoup de plaisir. (Excluant l’alcool)

On y va quand : Du mardi au samedi soir

http://www.leclubchasseetpeche.com

423, rue St-Claude, Montréal

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